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4ème Etape : Sabaudia Latina Dubrovnic

Dobardan* !

(* Bonjour en Croate)

Tout avait pourtant mal commencé. Nous avons bien cru ne jamais atteindre Dubrovnic.
Déjà, problème au sépart : Sabaudia est une courte piste en herbe, aucun de nous ne pouvait en partir avec les reservoirs pleins. Riccardo avait donc négocié de longue date une autorisation pour que nous refuellions à Latina, base militaire.
Surprise du matin : bien que disposant de tous les documents et infos requis, et ce avec 3 mois d'avance, les militaires ont changé d'avis. Ils ne voulaient pas de nos 4 volatiles métalliques sur leur terrain ! Catastrophe pour Bill surtout, qui avec son colt avait moins d'une heure de vol de dispo dans l'avion. Après plusieurs heures de négociations âpres, Latina fléchit, un coup de tel de Riccardo nous l'annonce et nous décollons.
Saut de puce de 15mn, refuelling, au revoir emouvants, échange de pin's, autocollants, T-Shirt d'Aéroclubs, je m'assure que notre plan de vol Foggia-Dubrovnic est bien passé pendant que Danielle check la meteo, et on repart. Direction : Foggia, terrain douanier où j'ai demandé les douanes avec 24h d'avance.

En route, Roma information nous donne des frequences "à contacter si on ne les reçoit plus". Brintisi info, Napoli approach, Napoli tower. OK. Puis au bout d'un moment, Roma information  nous annonce que le terrain de Foggia est interdit de poser jusqu'a 13h15 UTC car pas de service pompiers (ils sont en intervention ou bien... ils mangent ?). Soit pour nous environ une heure d'attente en l'air !!! Yoopee. :-(
On décide de rallonger notre route plutot que de s'arreter à Aquino. On a assez d'avgas, et, quitte à payer, autant voler plutot que payer une taxe ! Puis on perd soudainement le contact radio avec Roma, avant la fin de la FIR. Ils nous avaient prévenues, ce doit être courant. Bien, on tente avec Brindisi info : ils ne nous reçoivent pas non plus. Puis avec Naple approche : qui se demande pourquoi on les appelle.
Au final on continue dans la classe G puis on passe direct avec Amendola Approach, l'approche militaire qui gère les arrivées sur Foggia, en leur demandant de prevenir Roma que nous allons bien.. On continue notre vol rallongé. Et là on apprend au bout d'une demi heure que non seulement, on a bien une attente en vol cause absence des pompiers, mais en plus les douanes ne seront pas dispo a Foggia, malgré le préavis. Ils vont voir si c'est dispo a Bari, plus au sud de l'Italie ? I call u back...
Au final ça ne l'est pas, enfin ils ne savent pas trop.
Je joue le tout pour le tout. Pas envie de faire des zigzags pendant des plombes en Italie à la recherche d'hypothétiques douaniers. Je demande à Foggia d'activer notre plan de vol au départ de Foggia (bien qu'on n'ait pas décollé de Foggia) ainsi que l'autorisation de partir en direct sur Dubrovnic à travers l'Adriatique. Après plusieurs échanges et un quart d'heure de vol sur les lacs de l'est italie, le plan de vol est activé et on nous transfère a Brintisi info qui nous dit "call u back"
Pendant ce temps, on vole toujours le long de la côte Est. On a fait tout le tour de l'éperon de la botte italienne quand j'insiste aupres de brintisi pour l'autorisation de partir en direct sur Dubrovnic. (on va se retrouver en Sardaigne sinon à continuer ainsi !)...
On l'obtient enfin !
C'est ainsi qu'on file en direct sur Dubrovnic, sans passer par les douanes ni même par un terrain douanier, et au depart de Latina, un terrain militaire interdit en temps normal aux VFR civils (sauf l'aeroclub de latina, qui a le droit de ne voler... que le week end ! Qu'on est bien en France quand même, petits VFR).

Traversée maritime 5500ft QNH, odeur d'air chaud salin, parfum d'été. En approchant la frontière de la FIR Brintisi et de la FIR croate, on contacte Brintisi pour quitter... mais la encore, ils ne nous recoivent plus. Et poisse poisse poisse !!! Ils nous appellent sans arrêt sans recevoir notre réponse. Le contrôleur nous lance finalement "Sierra Victor, if you hear me, contact Dubrovnic approach" Bien, on passe avec Dubrovnic. Première reponse, anglais impeccable : "Report for descent, expect visual approach, wind 290 degrees 6 knots". Quant on rappelle pour descendre une 20aine de minutes après, "report in sight". On rappelle en vue, à 6mn du terrain "Sierra Victor, cleared to land runway 12, wind 300 degrees 6 knots" !!!! On est à peine en vue des installations, non intégrées, qu'on est direct autorisé atterrissage, sur un terrain international avec une piste de plus de 3000m ! ça c'est royal :-) (mis à part le vent plein arrière)

Arrivée... Un follow me nous attend et nous place à côté de 4 autres avions légers au fond de l'immense parking. On n'a pas le temps de descendre que deux hommes arrivent déjà, ils sont incroyablement aimables, l'un commence même à attacher Sierra Victor (alias Splendide Volatile) tandis que l'autre nous demande nos intentions, ce dont nous avons besoin... une immense navette moderne vient nous chercher (aie ! j'ai mal à ma facture de handling à venir...) et nous amène à l'aérogare, arrivées internationales. Là une jeune femme nous escorte aux douanes, et une policière en mini-jupe et talons hauts contrôle nos passeports... Un magnifique tampon-visa vient orner nos passeports tout neufs et tout vierges, c'est bête mais ça nous fait super plaisir :-)
A la sortie de l'aérogare on attrape un taxi. Ou plutôt, à peine met-on le nez dehors qu'un taxi nous aborde (comment ça on ressemble a des touristes ?) Il nous demande en anglais si on veut de ses services. Combien pour descendre en ville ? 210 Kuna. Aie, et en euros ça fait ? 30 euros. Aie aussi ! Bon, on n'est pas venues là pour admirer l'aéroport, on y va.

En route, il commence à nous faire des propositions, en nous signalant qu'il finit son boulot à 10h et adore sortir dancer avec un de ses amis... Il insiste lourdement et nous tend même son portable avec son ami au bout du fil. Aie aie aie dans quel pétrin s'est-on encore fourrées ? Finalement on réussit a se faire larguer en ville sans accepter le moindre rendez-vous, et nous sommes logées par une amie du taximan, une femme adorable qui possède une chambre qu'elle loue aux touristes avec une vue magnifique sur le vieux port et la vieille ville. Seul hic : qui dit vue dit contrehauts, donc abominablement longs escaliers :-).

On passe la soirée à flâner dans Dubrovnic, et je vous assure, c'est la plus belle ville que je n'ai vue de ma vie...Propre, typique, colorée, parfumée, au bord de l'eau cristalline, sous le soleil et les oiseaux, avec des plantes et une architecture magnifique. La nuit tombée on s'arrête manger dans un restaurant, et la conversation commence à s'engager avec la table d'Allemands d'à côté, suite à une erreur du serveur qui nous sert leurs bières. Surprise ! Ces allemands sont venus en Piper Comanche, avec celui-là même qui est stationné à 15m de notre Sierra Victor ! (alias Sympathique Voyageur). Eux sont des voyageurs aguerris, ils ont déjà fait Malte, l'Afrique, la Finlande... Ils nous demandent notre étape à venir, qui est KRK Island... et nous conseillent plutôt l'île d'à côté. Et hop, changement de dernière minute ? On l'envisage, on regarde la carte... finalement on a quand même bien envie de voir cette île au nom illisible (prononcer Keurk en roulant le R) :-)  Nous repartons du resto, non sans avoir goûté un curieux alcool aux herbes sans réussir à le finir ("Travarica"), appris quelques mots de croate avec le serveur et reçu une proposition de mariage :-).

Fatiguées, nous allons nous coucher... Le lendemain, notre logeuse nous amène le petit dèj sur la terrasse. Elle est vraiment adorable, parle extrêmement bien Français et Anglais, et nous sert comme des princesses, c'est assez impressionnant et on en est même toutes gênées :-). Elle a même un tarif affiché dans la chambre, 300 kuna (soit 45 euros pour toutes les deux) plus 5 euros pour le petit dèj. Le "private accomodation" semble très courant en Croatie. Notre adorable logeuse nous demande le matin de bien indiquer au taxi que nous avons été bien servies... je pense qu'il y a une sorte d'"accord" entre les particuliers qui font de la location et les taxis, pour se refiler les clients, si bien qu'elle tient à ce que ce taxi la garde sur sa liste !

Je vous la conseille, elle a une carte de visite, et c'est une adresse sûre sur Dubrovnic :
Camila Hadzic, private accomodation
Lukse Beretica 19,
20000 Dubrovnik-CROATIA Tel + +385 20 427 492

La suite au prochain épisode...

Alex & Danielle